DEUXIEME CONGRES DE LA FONDATION SUR LA PENSEE ARABE.

 Allocution

 (Beyrouth,  Dimanche  07 Décembre 2003)

 


Monsieur le Président,
Altesse royale,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,

J’ai préparé, en cette occasion, un discours académique, dans lequel j’ai tenté d’exprimer à mon ami, Son Altesse royale l’Emir Khaled Fayçal Ben Abdelaziz, toute la révérence et l’estime qui lui reviennent de droit, au Président Emile Lahoud, le respect et la considération qu’il mérite et au Liban frère, gouvernement et peuple, toute mon admiration pour sa résistance face aux épreuves, sa détermination à relever les défis culturels, économiques et sociaux, induits par sa pénible et dure épreuve.

J’ai évoqué dans mon discours les défis qui se posent actuellement, notamment la mondialisation, la lutte antiterroriste, l’édification des sociétés démocratiques, selon le modèle occidental, les droits de l’homme et autres droits individuels et collectifs.

J’ai évoqué notre glorieux passé pour y puiser l’espoir et les ambitions à même de raviver en nous l’optimisme en l’avenir. Un avenir qui reste inconnu, si nous nous complaisons dans notre situation actuelle, si nous nous n’y préparons pas et si nous ne procédons pas aux changements difficiles, audacieux et complexes aux plans politique, institutionnel, économique, culturel et social.

Je pensais évoquer les sujets pour lesquels j’ai été convié mais, en prenant connaissance de certains rapports et documents traitant de notre situation actuelle, j’ai beaucoup hésité entre prononcer le discours académique que j’ai déjà évoqué ou partager avec vous les préoccupations et soucis qu’ont suscités en moi ces lectures.

Je ne pense pas avoir apporter quelque chose de nouveau. Vous n’ignorez certainement pas ce dont je vais vous parler. Il m’a été pénible de rester prisonnier de mes préoccupations et de mes soucis, voire de ma profonde douleur et ne pas partager avec vous mes craintes et mes hantises devant ces données objectives, criardes et frappantes.

Permettez-moi d’être franc avec vous, non par pessimisme ou désespoir mais, partant du fait que le rappel est bénéfique, j’ai préféré me défaire des lourdes responsabilités officielles qui m’incombent pour joindre ma voix, en toute liberté, aux vôtres, la voix d’un citoyen arabe qui s’adresse, en toute franchise, à ses frères, sa famille et ses proches.

Je voudrais remercier chaleureusement mon ami le prince Khaled Al-Fayçal Ibn Abdelaziz de m’avoir réservé le privilège de clore les travaux de la deuxième Conférence organisée par la Fondation sur la pensée arabe et consacrée à un thème de la plus haute importance pour la Nation arabe : celui de son devenir dans un monde difficile et imprévisible.

Je voudrais aussi le féliciter pour l’initiative prise, il y a deux ans, de créer un espace de rencontre, de réflexion et de débat dédié à la définition d’un nouveau projet de renaissance arabe, et offert à l’imagination des intellectuels, des chercheurs et des investisseurs. Je suis convaincu qu’il n’était pas inutile qu’une Fondation émanant de la société civile et relevant du statut d’ONG fasse son apparition dans le paysage arabe en vue de susciter une nouvelle prise de conscience autour de la question du destin arabe global à la lumière des expériences vécues et des récentes évolutions internationales.

Je suis heureux de me trouver en cette auguste tribune aux côtés de mon frère, Son Excellence le Président Emile Lahoud, Président de la République libanaise, qui a, par sa patience, empreint notre Assemblée de quiétude et de sérénité, qui lui a conféré, par sa vitalité et sa noblesse, cordialité et persévérance, et qui a su, par sa gentillesse et sa grandeur d’âme, gagner notre cœur.

Je n’ai certes pas eu l’honneur et le plaisir de profiter des communications qui ont été présentées devant vous tout au long de ces trois journées, et je le regrette vivement, mais je dois vous avouer qu’en venant à votre rencontre, c’était avec la ferme intention de vous livrer en toute sincérité le fond de ma pensée sur le thème que vous avez retenu.

L’avenir, c’est d’abord la continuité et la conséquence logique du présent. Quand le présent est bon, il n’y a sensément pas de raison de s’inquiéter de ce que sera l’avenir.

On s’attend naturellement à ce qu’il se présente sous les meilleurs auspices. Or, au vu de la situation dans laquelle se trouve notre Nation, surtout en comparaison avec les autres ensembles civilisationnels, la question de notre devenir se pose et s’impose avec force à notre conscience.

Si le Monde arabe ne disposait pas jusque-là d’un système approprié de mesure de ses performances économiques et sociales, des compétences arabes viennent de lui en proposer un sous la forme d’un “Rapport sur le développement humain arabe” réalisé avec le concours du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du Fonds arabe de développement économique et social (FADES). Ce rapport, élaboré à l’intention de l’opinion publique arabe, a été publié en octobre dernier pour la deuxième année consécutive, et renferme suffisamment d’indicateurs pour, d’une part, nous renseigner sur le niveau de développement socioéconomique atteint par nos pays, et, d’autre part, nous permettre de nous situer par rapport aux autres.

Que nous apprend donc ce rapport pour les années 2002 et 2003 ?

En gros, j’en ai retenu ceci, que je vous livre tel quel :

- le Monde arabe n’est pas riche, contrairement à ce qu’a longtemps laissé penser une idée reçue. Le produit intérieur brut des pays arabes (550 milliards de dollars) est inférieur à celui d’un pays comme l’Espagne (600 milliards de dollars);

- le revenu annuel moyen arabe par habitant est de moitié inférieur à la moyenne mondiale;

- les exportations hors hydrocarbures de l’ensemble du Monde arabe (284 millions d’habitants) sont inférieures à celles d’un pays comme la Finlande (5 millions d’habitants);

- le Monde arabe traduit chaque année cinq fois moins de livres qu’un pays comme la Grèce qui ne compte que onze millions d’habitants;

- le nombre total de livres traduits par les Arabes depuis l’époque du Khalife Al-Maamoun (9e siècle de l’ère chrétienne) équivaut au nombre de livres traduits chaque année en Espagne;

- le nombre de brevets d’invention déposés par des Arabes entre 1980 et 2000 est de 370, contre 7.652 pour Israël (pour la même période);

- le nombre d’utilisateurs d’Internet est de 1,6% de la population dans le Monde arabe, contre 79% aux Etats-Unis;

- il y a 18 ordinateurs pour 1.000 habitants dans le Monde arabe, contre 78 dans les pays industrialisés;

- 53 journaux pour 1.000 habitants paraissent chaque jour dans le Monde arabe, contre 285 dans les pays industrialisés.

Voilà, en quelques flashes et à travers ces chiffres effarants, l’état de la Nation arabe en 2003. Aucun discours, aucune littérature ne saurait masquer leur blessante vérité.

Ce rapport qui fourmille de données précises sur les Etats membres de la Ligue arabe, ramène à trois principaux domaines les insuffisances qui ont handicapé leur développement : il s’agit de la liberté d’expression, de l’accès au savoir et de la condition de la femme. C’est-à-dire des domaines qui renvoient à notre conception de la vie en société en ce début de troisième millénaire.

Outre ce rapport, de nombreux ouvrages ont été consacrés au Monde arabe depuis les événements du 11 septembre 2001, passant en revue son histoire et plaçant sous le microscope son présent, dans le but de comprendre les paradoxes qui le minent et les tensions qui le traversent. Tous ces ouvrages ne nous sont pas forcément hostiles, et bon nombre d’entre eux sont à prendre comme des contributions positives à une réflexion objective sur notre parcours historique et notre rôle actuel dans la communauté internationale.

Ce qui découle de la lecture de ces rapports et de ces ouvrages indique clairement que le Monde arabe ne se porte pas bien. C’est le moins qu’on puisse dire quand on sait que des parties de ses territoires sont occupées, que plusieurs de ses Etats membres vivent en état de guerre entre eux ou avec d’autres puissances, que les peuples arabes sont pour la plupart insatisfaits de leur sort, et que l’environnement international voit en nous une menace sécuritaire et une culture réfractaire aux valeurs démocratiques.

Il est un fait que nous ne pouvons plus faire semblant d’ignorer, à savoir que tous les pays issus des anciennes civilisations ou des grandes religions nous ont largement devancés sur la voie du progrès et du bien-être, que ce soit les hindous, les bouddhistes, les confucéens, les juifs ou, bien entendu, les chrétiens…

Par une sorte de coïncidence de l’histoire, c’est entre 1860 et 1880 que les Japonais, les Hindous, les Chinois, les Arabes et les Juifs ont simultanément pris conscience de leur décalage historique par rapport à l’Occident, et entrepris d’y remédier en jetant les bases de leur renaissance et de leur mise à niveau technologique. A l’exception de celui porté par la Nahda arabo-musulmane, tous ces projets ont débouché au bout de quelques décennies sur des puissances de rang respectable.

Le journaliste diplomate Ghassan Tueni et l’historien Gérard Khoury, tous deux d’éminentes figures intellectuelles libanaises, ont réalisé l’an dernier, en association avec un célèbre spécialiste français du Monde arabe, Jean Lacouture, un livre au titre hautement significatif : Un siècle pour rien : Le Moyen-Orient arabe, de l’Empire ottoman à l’empire américain. J’ai eu plaisir à suivre la rétrospective du “rêve arabe” qu’ils ont brossée dans cet ouvrage et, pour avoir personnellement cru à ce rêve et milité pour sa concrétisation, je rends hommage à ses auteurs, qui sont peut-être présents dans cette salle, pour la lucidité de leur analyse et l’honnêteté de leur témoignage.

Quand on médite avec le recul nécessaire sur les causes de l’échec de la Nahda arabe et sur ce “siècle pour rien” durant lequel nous avons connu “nakba” sur “naksa”, on ne peut que se rendre à l’évidence que celles-ci ne sont pas d’ordre économique, politique ou militaire, mais qu’elles tiennent fondamentalement à nos représentations mentales, à notre manière de comprendre le monde et la vie. Ces causes ne ressortissent pas aux moyens, comme le disait le penseur algérien Malek Bennabi, mais aux idées.

Si nous avons tout fait faux, les uns et les autres, et ce, malgré la diversité des approches appliquées, c’est parce que nos idées, qui, elles, procèdent d’une même trame et d’une même matrice, nous ont porté aux mêmes erreurs et aux mauvaises décisions que nous avons parfois prises dans les domaines de la politique, de l’économie et des relations internationales depuis que nous avons repris en main nos destinées.

Et lorsque nous rapportons notre état général à celui des nations qui se sont développées au cours du XXe siècle, lorsque nous comparons leurs ressources naturelles aux nôtres, lorsque nous confrontons les facteurs favorables et les handicaps qui ont été le lot des uns et des autres, l’explication de notre retard et de notre échec collectif surgit d’elle-même : la vision des choses qui nous anime est inadaptée aux défis et aux réalités auxquels nous sommes confrontés.

Beaucoup de penseurs arabes ont tiré au cours du siècle dernier la sonnette d’alarme et appelé l’attention des masses et des élites sur la nécessité de réformer des modes de pensée devenus anachroniques, mais, à chaque fois, les forces du “taqlid” et du “tajmid” ont brisé leur élan. Ces réformateurs et ces visionnaires, dont certains ont vécu dans l’exil, à l’instar de Khalil Djibran, de Chakib Arslan et de Malek Bennabi, tandis que d’autres ont été accusés d’apostasie, comme cela fut le cas pour Ali Abderrazik, ces réformateurs, disais-je, ont posé les problèmes du Monde arabe dans des termes que la culture ambiante ne pouvait pas accepter.

Mais aujourd’hui, nous sommes obligés d’admettre ces termes parce que nos affaires ne nous concernent plus nous seuls, mais le monde entier.

C’est parce que nos élites ont été sourdes aux analyses et aux thèses de nombre de penseurs, c’est parce que notre frilosité religieuse a récusé leur sens critique et leurs audaces, qui, seules, permettent de dépasser l’horizon connu, que le projet engagé par la Nahda ne pouvait qu’échouer. Aujourd’hui, d’autres intellectuels arabes tentent, à la faveur d’une écoute mieux disposée, compte tenu du degré d’humiliation et de faillite atteint, de poser de nouveau les questions que nous avons longtemps refusé de regarder en face.

Le mouvement de réforme connu sous le nom de Nahda a pris son essor dans le Monde arabe bien avant Djamel-Eddine El-Afghani et Mohammed Abdou. Il remonte à l’époque de Mohamed Ali en Egypte et des premiers étudiants arabes envoyés étudier en Occident, comme ce groupe d’une trentaine de membres qu’avait accompagné Rifaâ Tahtaoui en France vers 1830, et dont ce précurseur de la modernisation de la pensée arabe était revenu avec un célèbre ouvrage récemment traduit en français sous le titre de L’or de Paris. Rifaâ Tahtaoui était parmi les pionniers qui ont brandi l’étendard de la modernisation de la pensée arabe.

On peut également mentionner parmi les premiers intellectuels arabes à découvrir l’Occident et à préconiser son étude de l’intérieur pour en comprendre l’âme et les mécanismes de fonctionnement, le Tunisien Kheireddine, vers 1870.

Malheureusement, ces idées novatrices qui allaient s’implanter et s’acclimater sans heurts majeurs au Japon, en Chine et en Inde allaient être combattues dans le Monde arabe, à l’instigation du courant traditionaliste qui y voyait une dangereuse source de “bidaâ”. C’est ainsi que l’idée de Nahda fut réduite à une dimension purement morale au détriment de sa portée sociale et économique.

Sur le plan politique, elle devait, surtout avec la composante moderniste et nationaliste, devenir un militantisme pour la libération des pays arabes des puissances ottomanes, puis occidentale, sans plus.

Je rends hommage à mon frère Talal qui m’a offert l’opportunité de remonter jusqu’à ma jeunesse pour vous raconter le triomphe de la Révolution algérienne que j’ai vécue, et tous les espoirs qu’elle a suscités. Je me dois, à cet égard, de reconnaître devant votre auguste assemblée que le peuple algérien est redevable à la Nation arabe pour des positions courageuses dont il gardera à jamais le souvenir même s’il a souffert, comme a souffert le Liban, de l’indifférence que nous avons vécue depuis les années 90, alors que nous faisions face, seuls, au terrorisme. Certains de nos amis et frères se sont plutôt réjouis de notre malheur. Je le dis en toute franchise, notre dévouement pour notre Révolution est tel que nous en adorons ceux qui l’ont menée, mais voilà que nous assistons, pour une raison que je n’arrive pas à m’expliquer, à un revirement total par rapport au même sujet, à la même Révolution et au même peuple. Et voilà qu’aujourd’hui nous haïssons ce que nous adorions hier. Est-ce là une fatalité ? Je voudrais toutefois qu’elle soit honnête et plus objective.

Le projet de renaissance arabe, qui a pris son élan il y a près de deux siècles, si l’on admet l’hypothèse que je viens d’émettre, n’a donc pas permis à la Nation arabe de s’engager sur le chemin de la construction civilisationnelle avec des résultats probants aux plans économique, social et politique. On peut même ajouter que les abondantes disponibilités en pétrole sont à regarder comme un facteur incapacitant dans la mesure où leur effet le plus patent est qu’elles ont placé les économies arabes concernées dans une situation de fausse aisance et de démobilisation, faisant de nous des consommateurs de biens et de services qu’il était plus facile d’acheter que de produire.

Malek Bennabi avait écrit : “Tendue vers l’apologie du passé, notre culture prend un caractère d’archéologie où l’effort intellectuel n’est pas dirigé vers l’avant mais vers l’arrière, si bien que des vérités vivantes qui avaient façonné autrefois le visage de la civilisation musulmane ne sont plus désormais que des vérités mortes ensevelies sous de belles phrases et une vaste érudition”.

Effectivement, la Nahda, surtout dans sa composante traditionaliste, n’était pas orientée vers l’affrontement des défis historiques et des nouvelles réalités socioéconomiques, mais animée par la seule volonté de revenir au passé, un passé qu’il était de toute évidence impossible de rééditer.

Je vous ai peut-être donné l’impression qu’ayant été invité à parler de l’avenir du Monde arabe, je n’ai en fait parlé que de son passé. C’est vrai. Mais comment et sur quelles bases mettre au point un nouveau projet de renaissance, si on ne s’est pas mis au préalable d’accord sur les causes qui ont fait avorter l’expérience précédente ?

Dans la situation de crise où se trouve le Monde arabe, le changement n’est plus une demande intérieure, il est devenu une exigence de l’extérieur, une mise en demeure émanant du nouvel ordre international. Si nous n’accomplissons pas de nous-mêmes les réformes nécessaires, il faut nous attendre à les subir de l’extérieur.

Ces réformes doivent toucher nos systèmes politiques, nos systèmes éducatifs, nos politiques économiques, nos relations entre nous et avec le reste du monde. Nous devons mettre en place une organisation sociale fondée sur la liberté de pensée, la liberté de conscience, la liberté de commerce et d’industrie, le pluralisme politique, l’égalité entre l’homme et la femme, la séparation des pouvoirs… Ces expressions ne recouvrent pas des notions étrangères, mais désignent les valeurs sur lesquelles repose le monde moderne, un monde dans lequel nous devons trouver une place au lieu de persister à vouloir le ramener à nos propres désirs.

La nouvelles renaissance, nous devons l’appréhender non plus comme un thème théologique, mais comme une mutation psychologique à réaliser, un bouleversement sociologique à provoquer, une stratégie de développement à mener, selon les modalités universelles, une politique internationale destinée à nous rétablir dans notre souveraineté sur nos territoires occupés en Palestine, en Syrie, au Liban et en Irak. C’est alors que la conscience arabe pourra se réconcilier avec les valeurs mondiales et le nouvel ordre international.

Telles sont, mes amis, les quelques idées qu’il me tenait à cœur de vous livrer, en espérant n’avoir pas trop choqué la sensibilité des uns ou des autres.

Dieu, Seul, a connaissance de ce qu’il adviendra, et toute prophétie ou improvisation est récusée.

Quelle est la problématique maintenant ? Ou nous appréhendons, à travers les gloires du passé, avec optimisme, un avenir qui pourrait nous apporter du bon ou du mauvais, ou nous considérons la réalité dans toute sa nudité, sans prisme déformant, pour prendre conscience des défis majeurs qui nous attendent. Nous serons tenus, alors, de hiérarchiser les priorités. Ceci n’est guère chose aisée, j’en suis convaincu. Mais, comptons sur Dieu, le Tout-Puissant, qui, nous le souhaitons, changera la condition de notre Oumma si nous prenons, nous-mêmes, la résolution de changer.

Plus le chemin est long et ardu, plus il devient impératif d’amorcer un essor rapide. Mais par où devrions-nous commencer ? Comment devrions-nous commencer ? Et quand devrions-nous commencer ?

Je vous remercie pour votre attention.